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Journal du Pli du Soleil

Rétrospective   Le journal 2015 sous forme de blog

 

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Standard d'une race de chien

 

 Commentaires

Il n'y a qu'un standard officiel par race.  C'est le pays d'origine de la race qui en est le détenteur et lui seul qui peut le modifier.

 Pour le léonberg, c'est l'Allemagne qui détient le standard. L'original du texte est donc en allemand.

 Pour chaque pays, la FCI confie la traduction à des traducteurs officiels. Pour la France et pour le léonberg, ce sont le Dr. J.-M. Paschoud et  le Prof. R. Triquet qui ont été chargés  de cette traduction et c'est la seule valable en cas de contestation (par exemple,  une confirmation refusée, un résultat d'exposition, etc.).

 

Chaque mot est pensé, pesé et n'est pas employé par hasard.

  • Le standard représente un idéal mais l'idéal n'est pas de ce monde.
  • Un standard trop strict ne permettrait pas une variable suffisante de reproducteurs, ou même, pas de reproducteurs du tout.
  • Le standard tient compte  de l'évolution naturelle possible et de l'évolution de la mode.

D'où l'utilisation de mots d’expressions ou de descriptions qui laissent un flou artistique : "modérément", "plutôt", "légèrement", "un peu", "si possible", "recherché"....

Cela laisse la  porte ouverte à des sélections diverses, d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre, d’un club à l’autre, d’un juge à l’autre ,  sans que les uns aient plus raison que les autres.

 

Une autre façon de lire un standard

Il est intéressant de constater que les personnes qui décident du standard d'une race sont plus précises pour décrire ce qu'elles n'aiment pas ou ne veulent dans cette race, c'est à dire quelque chose qui est bien présent sur un nombre suffisant de chiens pour décider qu'on en veut plus, ou des points communs avec d'autres races voisines comme le port du fouet, la forme de la tête, la couleur des yeux la forme des paupières, le caractère etc.

Par exemple : " La peau est partout bien appliquée ; pas de rides sur le front" Ce qui peut se traduire par "on trouve pas mal de léonbergs avec un costard trop grand et un front plissé et ce n'est pas ce que l'on recherche"

Et maintenant amusez vous à relire un standard en inversant les préférences et vous aurez un panel de tout ce que l'on peut côtoyer dans le monde du Léo.

 

Points communs à toutes les races

Dans tous les standards , la  présence de monorchidie  ou d'anomalie testiculaire est constatée : "Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal complètement descendus dans le scrotum."

Dans tous les standards on peut constater une évolution au niveau du nombre de dents, de leur articulé et de la position des mâchoires.

Selon l'importance  de la présence du "défaut" dans la race, par exemple,  pour la mâchoire :

  • on refuse à la reproduction le chien prognathe
  • ou on le tolère
  • ou, si cela a pris trop d'importance on le recherche.

Cette position de la mâchoire  n'est pas encore trop présente chez le léonberg donc elle est refusée sur les reproducteurs.

Il en sera de même pour

  •   l'articulé en pince qui est "admis" chez le léonberg, ce qui veut dire qu'il y en a un nombre important
  • l'absence des M3 qui est "tolérée" au niveau dentaire, le nombre de chiens atteints est moins important .
  • Pas de rétrécissement de la mandibule au niveau des canines, on doit considérer que le nombre de chiens porteur de ce "défaut" est insuffisant par rapport au nombre de reproducteurs indemnes pour qu'on ne l'accepte pas  officiellement

Les standards font la différence entre

  • un défaut  qui laisse une grande marge d'interprétation à un juge ou même à un éleveur dans sa sélection : "Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité et de ses conséquences sur la santé et le bien être du chien."
  • un défaut entrainant l'exclusion  : liste très hétérogène chez le léonberg, allant de la santé à un simple choix esthétique pas toujours justifié.

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Légitimité d'un standard de race en France

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:" Au dessus de toutes les lois, il y a le droit international avec les traités internationaux puis les conventions européennes. Vient ensuite le droit français avec au sommet, la Constitution française de la 5° République, puis les lois, les règlements et les conventions collectives. Les standards de race n’appartiennent à aucune des catégories citées précédemment et ne sont pas opposables aux juges de la République. Le standard de race n’a donc pas valeur de texte légal. » (citation de Patrick Rassat).

 

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Le standard de race ne s'intéresse qu'à l'apparence.

Le standard de race ne s'intéresse qu'à l'apparence.

Par exemple pour le standard du Léonberg :

La description du chien commencera par une vue d'ensemble assez rapide, englobant  les proportions  préférée et le caractère qui correspond à celui d'un chien bien éduqué.

Ensuite,  l'aspect extérieur du chien est détaillé par régions : tête, cou, corps, queue, membres.

 Puis, l'aspect physique général est repris de façon un peu plus détaillé (l'allure, la robe, la taille..), le caractère ne présentant pas suffisamment d'intérêt pour avoir droit à ce nouveau tour d'horizon

Pour affiner ou élargir  les critères de sélection, il y a :

  • Les défauts, c'est à dire les variations possibles par rapport à la moyenne (délimité souvent de façon assez floue) pour tout les points détaillés précédemment

  • Les défauts éliminatoires qui, en principe devraient être lus de la même façon par tout utilisateur du standard

Malheureusement (ou heureusement?) il y a souvent confusion entre la catégorie "défauts" et la catégorie "défauts éliminatoires" les critères mentionnés changeant de catégorie au gré de l'utilisateur ou de la mode ou de l'évolution

Dans toutes les races, le standard servant à sélectionner les chiens qui  devraient "améliorer la race", et ne se basant que sur l'aspect extérieur, en arrive à promouvoir (au niveau reproduction) des chiens  porteurs de problèmes ou de maladies transmissibles

 

Les dérives de la sélection Phénotypique

 

Ce reportage, diffusé en France à la télévision en 2011, est une enquête de la BBC. Il dénonce "l'énorme scandale de l'élevage et des concours canins".

(Désolée pour les coupures de publicité qui l'émaillent.)

 


Chiens de race - Maîtres fous (diffusion France... par Respect_Animal

Chiens de races, maîtres fous

 

La façon dont j'ai perçu ce reportage et quelques extraits

 

La construction

Quelques images chocs placées au début pour

  • justifier le titre racoleur,

  • mobiliser les amoureux et les défenseurs des animaux en faisant jouer la corde sensible,

  • éveiller l'intérêt des indifférents à la condition animale.

Des interviews orientées quelquefois où

  • les bons, ont des paroles de "bon sens"

  • les mauvais sont pris en flagrant délit de mensonge  et/ou d'esprit  obtus ou arbitraire

 

Un argumentaire qui pourrait tenir la route s'il n'était pas décrédibilisé par des affirmations aussi arbitraire que celles émises par les personnes mises en cause.

 

Le contexte

Ce reportage date de 2011 pour sa parution en France. A l'intérieur du reportage, l'année 2008 est souvent citée

J'ai repris un comparatif  basé sur l'année 2011, la comparaison est restée à peu de choses identique en ce qui concerne le pourcentage de la population de chiens de races, avant et après cette année

  • En Angleterre sur une population de 7 millions de chiens, 75 % sont de race

  • En France, sur une population de 7, 4 millions de chiens; 25 % sont de race

 

Les thèses développées  avant 2011

 

Accélération des problèmes de santé

La  BBC ne s'est intéressée qu'aux chiens de race ( 75% du cheptel) vivant en Angleterre. Pour elle, les maladies génétiques canines (500 et +) qui sont de plus en plus répertoriées proviennent d'une mauvaise gestion des races par le Kennel Club et par les éleveurs. Elles sont spécifiques au chien de race, sous entendu, le chien bâtard  (25% de leur cheptel) ou corniaud a une meilleur santé et une meilleure espérance de vie.

En étudiant 10 races de chiens l'Impérial Collège de Londres a découvert que seuls 10% des gènes présents chez elles il y a 40 ans existaient encore dans la génération  de 2011.

 

Principales causes

  • Une évolution du rôle du chien dans la société.
    •  Autrefois, le chien était élevé pour qu'il assure des fonctions pratiques comme la chasse ou la garde. Ne reproduisaient que les chiens qui assuraient le mieux ces fonctions (imitation de la sélection naturelle mais orienté et organisé par l'homme vers un but précis). Tant que le chien est resté dans un rôle utilitaire, sa sélection était seulement basée sur ses aptitudes.
    •  Au milieu du 19° siècle, l'amélioration du niveau de vie de la  classe moyenne (temps et argent), font que le chien devient un symbole de statut social et un prétexte à compétitions. On cherche à  produire de parfaits spécimens de races déjà existantes et d'en créer d'autres (rares de préférences).

 

  • La gestion du monde canin
    • création du Kennel Club en 1873
    • mise en place de standards.
      •  le chien de concours doit correspondre au plus près au standard (bible des éleveurs) même si cela doit entraîner de gros troubles d’origine génétique.
      • les modifications du standard (chien aux pattes trop courtes, trop lourds, museau trop aplati, etc.) ont été faites dans un but d'esthétique et non pour améliorer une morphologie
    • organisation d'expositions.
      • "quoi de mieux qu'une exposition canine pour exhiber son aptitude à se prendre pour Dieu". Pour  le vétérinaire de la SPA anglaise, l'exposition la plus réputée, le Cruft devient "un concours de beauté tapageur, une parade de mutant, un défilé de monstres"
      • "le bien être et la santé des chiens en sont complètement exclu,  le monde des concours tourne autour d'une obsession, celle de la beauté"
      • bien qu'officiellement interdit,  usage de"lifting" sur les chiens pour améliorer leurs chances de gagner
      • aucunes règles n'interdisent à un chien malade de gagner un concours ni de reproduire en transmettant à sa descendance son défaut
      • aucun règlement n'interdit de présenter un chien atteint d'une maladie héréditaire

 

  • Une sélection génétique basée uniquement sur des critères physiques (phénotype), le critère santé étant occulté.

    • Certains points de sélection (choisis arbitrairement)  ne servent strictement à rien  si ce n'est qu'ils peuvent dans certains cas prédisposer à des malformation ou des maladies.

    • Le chien qui ne correspond pas à ce critère de sélection esthétique est sorti du lot (euthanasié ou vendu stérilisé ou sans papiers). "D'un point de vue éthique, il est scandaleux que l'on euthanasie un chiot en bonne santé simplement sur des critères esthétiques". "Eliminer des chiots sous prétexte qu'ils ne correspondent pas au standard édicté n'est peut être plus aussi courant qu'autrefois mais cela se produit toujours"

    • utilisation intensive des chiens les plus primés, donc d'un petit nombre de reproducteur (redoutable si le chien est atteint de maladie)
    • utilisation de la consanguinité. On reproduit entre eux des membres d'une même famille dans le but de fixer certaines caractéristiques recherchées.

    • "beaucoup d'éleveurs canins pensent que les croisements consanguins permettent d'éliminer les défauts et renforcer les qualités, c'est courir à la catastrophe car la consanguinité a de terribles effet sur le système immunitaire et elle est cause d'infertilité"

 

Conséquences mises en avant dans le reportage

 

  • Le cas de Gorges, le Carlin, atteint de toute une série de malformations ne l'empêche pas d'être considéré comme un très beau chien, d'être sélectionner pour la Cruft et de devenir un étalon conseillé.
  • Le président de l'ordre des vétérinaires britannique soutient le Kennel club Si le kennel club devient trop extrême, il perdra le soutien de la majorité et il n'exercera plus d'influence. Il fait de son mieux dans une situation très difficile
  • A la date de ce reportage, il n'existe aucun fichier des maladies héréditaires
  • Les éleveurs n'aiment pas attendre que le chien atteigne un certain âge avant de le faire reproduire (meilleure possibilité de dépister le début de maladies)

Sous la pressions de certains éleveurs, le Kennel Club finit par :

  • adopter certaines mesures. En 2003 il instaure un système d'accréditation des éleveurs. Ceux-ci doivent souscrire à un code déontologique et soumettre leurs chiens à des dépistages,
  •  recherche de tests ADN pour vérifier si les animaux sont porteurs de maladie.
  • certains standards sont modifiés,
  •  amélioration de la formation des juges en anatomie et en santé canine
  • le kennel finance un fond pour la recherche sur les maladies

Mais le problème n'est pas résolu

  • Nous sommes devenus totalement insensibles au fait que l'élevage de ces mutants, ces animaux difformes handicapés, sujets aux maladies est choquant et anormal
  • Il existe des professionnels et des amateurs à qui la santé des chiens tient vraiment à cœur et qui s'efforcent de bien faire mais ils sont pris dans un système qui récompense souvent ceux qui agissent à tort
  • Si le Kennel est plus sévère avec les éleveurs, ils le quitteraient mais ils n'arrêteraient pas d'élever

 

Conclusion du reportage

  • de nombreuses races sont en grave danger,
  • les concours transforment les chiens en caricature
  • le Kennel club ne fait pas assez d'efforts
  • Une règlementation doit  imposer des limites en matière d'élevage canin.
  • Les croisements consanguins (frère/sœur, père/fille, etc) sont préjudiciables, il faut y mettre fin.
  • Il faudrait des lois qui s'appliquent à tout le monde, cela permettrait d'avancer dans une nouvelle direction
  •  il faut encourager les professionnels à revoir totalement les standards de race ainsi que les règlements des concours pour renoncer à l'obsession de la beauté en privilégiant plutôt la qualité de vie.
  • Si on ne s'y met pas tout de suite, c'est la fin du chien de race

 

Depuis ce film, le Kennel a adopté de nouveaux changements concernant notamment la définition des standards de race, la limitation des croisements consanguins et l'adoption d'un nouveau code de déontologie qui interdit qu'on élimine des chiens valides pour de simples motifs esthétiques.

 

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